Crémation pour les compagnons domestiques NIMES (AFP), le 14-04-2003 Une cérémonie funèbre en hommage à son vieux compagnon domestique, c'est ce que propose, aux maîtres inconsolables, une petite société nîmoise spécialisée dans l'incinération des animaux. Installé depuis dix ans dans le marché d'intérêt national, à la périphérie de Nîmes, au milieu des boucheries en gros, "Crémanim", l'un des six crématoriums animaliers répertoriés en France, connaît un succès exponentiel. "Les gens ne se résolvent pas à laisser partir à l'équarissage l'animal avec lequel ils ont partagé une partie de leur vie. Ils ne supportent pas l'idée de le savoir broyé de façon industrielle. Nous leur proposons une fin digne", affirme son gérant Claude Robert. Les clients, qui viennent de Perpignan à Marseille en passant par la région lyonnaise, sans compter aussi quelques Espagnols, peuvent choisir entre deux formules : une crémation séparée, facturée autour de 80 euros, ou collective, à moindre coût. |
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| Chaque mois, "Crémanim", qui emploie une dizaine de personnes, réalise
quelque 180 incinérations individuelles et brûle une vingtaine de tonnes de bêtes dans
son four collectif. "C'est un marché en pleine croissance. Il touche non seulement les chiens et chats, mais aussi les nouveaux animaux de compagnie. On a vu passer ici des perroquets, des tortues, des oies, des cochons d'Inde, des lapins ou encore des serpents", souligne le gérant. Cet essor, dans un pays comptant près de 30 millions d'animaux de compagnie, s'explique aussi par la contrainte imposée par la loi. Si rien n'empêche en effet de mettre en terre son poisson rouge chez soi, le code rural interdit d'enterrer son chien à moins de 35 mètres de toute habitation. |
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| L'enfouissement, interdit pour les bêtes d'un poids supérieur à 40 kilos,
nécessite en outre de multiples précautions comme l'utilisation de chaux vive, ce qui
décourage les propriétaires. Chez "Crémanim", le maître assiste, s'il le souhaite, à l'incinération, à moins qu'il ne préfère patienter dans le salon voisin, où il peut choisir les urnes en bois ou en céramique destinées à recueillir les cendres de son compagnon (...) Même les pompiers, douaniers ou policiers commencent à solliciter les services du crématorium animalier en l'honneur des bons et loyaux services rendus par leurs chiens. Lu dans le Journal de '' Wanadoo'' |