


Internationale canine Auteur : Laurent Madiot
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Qui c'est-y qui s'étire, qui soupire,
Qui se toilette les d'ssous d' poils ?
Qui c'est-y qui fête son nonosse en poils ?
Mais qui c'est qui, docile
Dans les rues noires de ma ville,
A l'envie ?
Qui vide son fardeau ?
Pas triste sire, aux yeux clos.
Jamais un croc de trop
C'est son lot.
Il chemine sagement,
Jamais ne rumine entre ses dents.
Même les gosses aux joues roses
Et les Mamies à saccharose
Ne l'appâtent.
Il n'a qu'un héros :
Son triste sire, aux yeux clos.
Du comptoir à l'usine,
De l'usine au comptoir
Du prie-dieu du sacré boudoir
À l'Hôtel-Dieu
Tous les jours la rengaine :
Suresnes Pantin, Pantin Suresnes,
Et vice-versa.
C'est pas Feydeau,
Un triste sire, aux yeux clos.
Ah ! Sûr ! Des fois ça va mal.
Il s' l'avale pleine figure
Sans tendresse.
Sûr, y a des mots durs dans ses caresses.
Mais qui c'est, qui d'avance,
Les lui pardonne en silence,
Et le lèche ?
C'est qu'il a le coeur gros
Son triste sire, aux yeux clos.
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Cette chanson de chien
Est pour le copain d'autrefois,
Toi que j'ai, comme un chien, abandonné.
Puisses-tu comme ce chien me le pardonner ?

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